Depuis sa création, Les Carnets d’Éveil portent une vision de l’équicoaching ancrée dans des valeurs profondes : l’amour, la joie, la confiance, la sécurité et la bienveillance. Une approche qui place le bien-être équin et l’éthique au cœur de chaque accompagnement, bien avant que ces questions ne deviennent des exigences réglementaires.
Aujourd’hui, la certification « Pratiquer l’Equicoaching » inscrite au Répertoire Spécifique (RS6638) et éligible au CPF vient officialiser cette démarche de qualité. Elle offre une reconnaissance professionnelle à ceux qui souhaitent exercer ce métier, tout en s’inscrivant dans la continuité de ce que Les Carnets d’Éveil défendent depuis toujours : une pratique rigoureuse, respectueuse et transformatrice.
Hervé Franceschi, cofondateur des Carnets d’Éveil, partage avec nous comment cette certification s’inscrit dans une vision plus large de la relation entre l’humain et le cheval.
Sommaire :
Une certification « Pratiquer l’équicoaching » éligible au CPF
Une démarche des Carnets d’Éveil qui anticipe les évolutions réglementaires
Le bien-être équin au cœur de la pratique d’équicoaching
Des valeurs fondamentales qui guident l’accompagnement
Vers une nouvelle relation homme-cheval
Le CPF en pratique
Une certification « Pratiquer l’équicoaching » éligible au CPF
Qu’est-ce que le CPF ?
Le Compte Personnel de Formation (CPF) est un dispositif qui accompagne chaque personne active tout au long de sa vie professionnelle. Dès l’entrée sur le marché du travail et jusqu’à la retraite, ce compte se nourrit des droits acquis chaque année travaillée. Ces droits peuvent ensuite être mobilisés pour financer des formations certifiantes ou qualifiantes.
« C’est un outil précieux pour développer ses compétences, se reconvertir ou se spécialiser dans un domaine particulier », explique Hervé Franceschi. Pour l’équicoaching, cela ouvre la possibilité de financer son parcours de certification, à condition que la formation réponde aux critères d’éligibilité du CPF.
Les critères d’éligibilité au CPF
Toutes les formations ne sont pas éligibles au CPF. Pour qu’une formation puisse être financée par ce dispositif, elle doit obligatoirement être certifiante ou qualifiante et inscrite au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou au Répertoire Spécifique (RS). Ces deux registres sont gérés par France Compétences, l’autorité nationale qui régule la formation professionnelle.
« Pour l’équicoaching, c’est le Répertoire Spécifique », précise Hervé Franceschi. « Contrairement au RNCP qui certifie des métiers complets, le RS certifie des compétences professionnelles spécialisées, complémentaires à un métier. » Une distinction essentielle pour comprendre la nature de la certification en équicoaching.
Une certification de compétences
La certification « Pratiquer l’Equicoaching » est inscrite au Répertoire Spécifique sous le numéro RS6638. Elle est délivrée par l’IFIE (Institut Français et International de l’Equicoaching) et permet de devenir Coach Praticien de l’Equicoaching.
« Ce n’est pas une certification de métier au sens large, mais une reconnaissance de compétences très spécifiques », souligne Hervé Franceschi. « C’est ce qui fait toute la richesse de cette approche : on certifie une expertise pointue dans l’accompagnement par le cheval, avec un référentiel précis qui garantit la qualité de la pratique. »
Le référentiel de compétences défini par l’IFIE
Le référentiel de certification RS6638 définit avec précision les compétences que doit maîtriser un équicoach certifié. Il s’articule autour d’un objectif principal : « acquérir la posture, les méthodes et les compétences pour accompagner le développement professionnel ou personnel de clients en travaillant sur leurs savoir-faire et savoir-être avec le cheval. »
Cette certification vise à développer une double compétence équine et coaching. D’un côté, une connaissance approfondie du cheval, de son comportement, de ses besoins et de son langage corporel. De l’autre, des compétences en coaching professionnel pour accompagner des CODIR, COMEX, managers, équipes projet et autres professionnels dans leur développement.
Le référentiel complet RS6638 est accessible sur le site de France Compétences et détaille l’ensemble des capacités attendues, des modalités d’évaluation et des critères de validation. Cette transparence garantit aux futurs équicoachs comme à leurs clients une formation de qualité, reconnue et encadrée.
Une démarche des Carnets d’Éveil qui anticipe les évolutions réglementaires
Une proposition de loi qui structure le secteur
Le paysage de l’accompagnement par l’animal est en pleine mutation. La proposition de loi PPL 1726 sur l’accompagnement avec les animaux vient poser un cadre réglementaire pour l’ensemble du secteur. « Cette loi va demander des formations spécifiques, des compétences certifiées », explique Hervé Franceschi. « Elle va aussi exiger le respect de règles sanitaires et réglementaires strictes, notamment en matière de bien-être animal. »
Pour les équicoachs, cette évolution législative vient officialiser des pratiques que les professionnels sérieux appliquent déjà depuis longtemps. « Nous avons toujours placé l’éthique et le bien-être équin au cœur de notre approche », poursuit Hervé Franceschi. « Cette loi va permettre de distinguer les professionnels formés et responsables de ceux qui improvisent. »
Se préparer dès aujourd’hui aux exigences de demain
Anticiper ces évolutions réglementaires, c’est se donner les moyens d’exercer sereinement demain. La certification RS6638 s’inscrit dans cette logique de préparation. En se formant aujourd’hui selon des standards exigeants, les futurs équicoachs se mettent en conformité avec les attentes qui seront bientôt la norme.
« Il ne s’agit pas seulement de cocher des cases administratives », précise Hervé Franceschi. « C’est une démarche de fond qui garantit la qualité de nos accompagnements et la sécurité de tous : les clients, les chevaux, et les praticiens eux-mêmes. »
Des partenariats au service de la profession
Pour accompagner cette structuration du métier, Les Carnets d’Éveil s’appuient sur des partenariats solides. Notamment avec le SynPAAC (Syndicat National des Praticiens en Accompagnement Assisté par le Cheval). Il représente et défend les intérêts des professionnels du secteur. « Le syndicat joue un rôle essentiel dans la reconnaissance et la montée en compétences de notre profession », souligne Hervé Franceschi.
Le partenariat avec Animal & Cité incarne également cet engagement commun pour un développement harmonieux et durable du métier de l’équicoaching. Ensemble, nous œuvrons pour :
- Soutenir la montée en compétences et la reconnaissance des professionnels,
- Favoriser l’amélioration continue des pratiques dans le respect des règles sanitaires, réglementaires et éthiques (incluant le bien-être animal),
- Valoriser et promouvoir la profession en garantissant aux clients, usagers et partenaires une pratique encadrée, fiable et responsable.
Le bien-être équin au cœur de la pratique d’équicoaching
Observer et respecter les signaux du cheval
L’équicoaching repose sur une relation authentique entre l’humain et le cheval. Pour que cette relation soit juste, nous devons observer et interpréter les signaux que le cheval nous envoie. « Le cheval communique en permanence à travers son langage corporel », explique Hervé Franceschi. « Ses oreilles, sa queue, sa posture, sa respiration… Tout nous parle. Encore faut-il savoir écouter. »
Cette écoute attentive permet de détecter les signes de stress, d’inconfort ou au contraire de bien-être et d’engagement.
« Dans notre formation, nous apprenons à nos stagiaires à développer cette sensibilité », poursuit Hervé Franceschi. « C’est une compétence fondamentale pour pratiquer l’équicoaching de manière éthique et responsable. »
Créer un cadre de sécurité physique et mentale pour l’humain et l’animal
La sécurité est un pilier incontournable de la pratique de l’équicoaching. Elle concerne à la fois l’humain et l’animal, et s’exprime sur deux plans : physique et mental.
Sur le plan physique, il s’agit de créer un environnement adapté, avec des installations conformes, un matériel approprié et des protocoles clairs. « Nous travaillons dans des espaces sécurisés, avec des chevaux habitués à ce type d’interaction », précise Hervé Franceschi. « La sécurité n’est jamais négociable. »
Et la sécurité mentale est tout aussi importante. Pour l’humain, cela signifie créer un cadre bienveillant où il peut expérimenter, se tromper, apprendre sans jugement. Pour le cheval, c’est respecter ses limites, ne pas le forcer, lui laisser le choix de participer ou non. « Un cheval qui ne veut pas travailler un jour, on l’écoute. On ne le force jamais. C’est une question de respect et d’éthique », affirme Hervé Franceschi.
Tenir compte de l’individualité et de l’état de chaque cheval
Comme les humains, chaque cheval a sa personnalité, son histoire, ses préférences et ses limites. « On ne peut pas travailler avec tous les chevaux de la même manière », souligne Hervé Franceschi. « Il faut tenir compte de l’individualité de chaque animal, de son état du jour, de ses besoins spécifiques, de ses capacités. »
Un cheval peut être en forme un jour, et moins disponible le lendemain. Il peut avoir des affinités avec certaines personnes et moins avec d’autres. Il peut apprécier certains exercices et en redouter d’autres. Cette variabilité est normale. Nous travaillons avec des êtres vivants, sensibles et intelligents, qui méritent notre attention et notre respect à chaque instant.
Des valeurs fondamentales qui guident l’accompagnement
L’amour et le respect mutuel entre humain et cheval
Au cœur de la pratique de l’équicoaching aux Carnets d’Éveil se trouve une valeur essentielle : l’amour. « L’amour, c’est la base de tout », affirme Hervé Franceschi. « C’est l’amour du cheval, l’amour de l’humain, l’amour de cette relation unique qui se crée entre eux. Sans cet amour profond pour le vivant, on ne peut pas vraiment pratiquer l’équicoaching. »
Cet amour se traduit concrètement par un respect mutuel. Respect des besoins du cheval, de ses limites, de son intégrité. Respect aussi de l’humain qui vient chercher un accompagnement, avec ses vulnérabilités, ses questionnements, son rythme propre. « Le respect, ce n’est pas un concept abstrait. C’est une attitude de chaque instant, qui se manifeste dans nos gestes, nos paroles, nos décisions », précise Hervé Franceschi.
La joie comme vecteur de connexion et d’accomplissement
La joie occupe une place centrale dans l’approche des Carnets d’Éveil. « Quand on voit quelqu’un réussir à établir une connexion avec un cheval, à être compris par lui, à vivre ce moment de grâce où tout s’aligne, il y a une joie immense qui se dégage », raconte Hervé Franceschi. « Cette joie, c’est un indicateur qui nous dit que nous sommes sur le bon chemin. »
La joie n’est pas un supplément d’âme, c’est un véritable vecteur de connexion et d’accomplissement. Elle crée un cercle vertueux : plus on expérimente la joie dans la relation avec le cheval, plus on a envie d’approfondir cette relation, plus on s’ouvre à l’apprentissage. « La joie, c’est ce qui rend la transformation possible et durable », souligne Hervé Franceschi.
La confiance qui se construit dans la pratique
La confiance ne se décrète pas, elle se construit progressivement, dans la pratique. Confiance en soi, confiance dans le cheval, confiance dans le processus d’accompagnement. « Au début, les gens arrivent souvent avec des appréhensions », observe Hervé Franceschi. « Ils ne savent pas comment le cheval va réagir, s’ils vont être à la hauteur. Et puis, petit à petit, la confiance s’installe. »
Cette confiance se nourrit d’expériences positives, de petites victoires, de moments de connexion authentique. Elle permet d’oser aller plus loin, de se révéler, de lâcher le contrôle pour entrer dans une relation plus fluide et plus vraie avec le cheval.
La bienveillance envers tous les êtres vivants
La bienveillance traverse toutes les autres valeurs. Bienveillance envers le cheval, bienveillance envers les participants, bienveillance envers soi-même aussi. « La bienveillance, c’est créer un espace où chacun peut être lui-même, sans jugement, sans pression », explique Hervé Franceschi. « C’est accepter les erreurs, les hésitations, les émotions qui surgissent. C’est accompagner avec douceur et fermeté à la fois. »
Vers une nouvelle relation homme-cheval
Apprendre à lire le langage du cheval
L’équicoaching invite à développer une sensibilité nouvelle au langage corporel et aux besoins du cheval. « Beaucoup de gens pensent connaître les chevaux parce qu’ils en ont monté ou qu’ils les ont côtoyés », observe Hervé Franceschi. « Mais savoir monter à cheval et savoir communiquer avec lui au sol, dans une relation d’égal à égal, ce sont deux choses très différentes. »
Cette sensibilisation passe par l’apprentissage des codes de communication équins : les postures, les mouvements, les distances, les rythmes. Elle demande aussi de développer une présence attentive, une capacité à observer sans projeter, à écouter sans interpréter trop vite. « C’est tout un art de la relation qui se développe », poursuit Hervé Franceschi. « Et cet art nous transforme profondément. »
En apprenant à lire les besoins du cheval – besoin de mouvement, de repos, de contact social, de sécurité –, les participants développent également une meilleure compréhension de leurs propres besoins.
Changer le regard sur l’intelligence et la sensibilité du cheval
L’équicoaching contribue à changer le regard que nous portons sur le cheval. Longtemps considéré comme un simple outil ou un animal de loisir, le cheval révèle dans ces interactions toute son intelligence et sa sensibilité. « Les chevaux sont des êtres extrêmement intelligents et sensibles », affirme Hervé Franceschi. « Ils captent nos émotions, nos intentions, parfois avant même que nous en soyons conscients nous-mêmes. »
Cette intelligence n’est pas celle que nous mesurons habituellement, mais une intelligence relationnelle, émotionnelle, intuitive. Le cheval perçoit les incongruences entre ce que nous disons et ce que nous ressentons. Il réagit à notre état intérieur plus qu’à nos actions extérieures. « C’est ce qui en fait un partenaire d’accompagnement si précieux », souligne Hervé Franceschi. « Il nous révèle à nous-mêmes avec une honnêteté totale. »
Un équilibre entre les besoins de l’humain et ceux du cheval
La relation homme-cheval que propose l’équicoaching repose sur un équilibre délicat entre les besoins de l’humain et ceux du cheval. « On ne peut pas utiliser le cheval uniquement comme un outil au service de l’humain », insiste Hervé Franceschi. « Il faut constamment se demander : est-ce que c’est bon pour le cheval aussi ? Est-ce qu’il y trouve son compte ? Est-ce que ses besoins sont respectés ? »
Cet équilibre demande une vigilance constante et une remise en question régulière de nos pratiques pour passer d’une logique de domination à celle de coopération. « Quand on trouve cet équilibre, quelque chose de magique se produit », témoigne Hervé Franceschi. « Une alliance se crée, qui bénéficie aux deux êtres en présence. C’est ça, la vraie réalliance entre l’humain et le vivant. »
Le CPF en pratique
La certification « Pratiquer l’Equicoaching » éligible au CPF pour Les Carnets d’Éveil s’ancre dans cette démarche de qualité et de respect de nos partenaires équins et de nos clients.
Comment fonctionne le CPF ?
Le fonctionnement du Compte Personnel de Formation est relativement simple. Chaque année, les droits acquis sont crédités automatiquement sur le compte, à hauteur de 500 euros par an pour un salarié à temps plein, dans la limite d’un plafond de 5 000 euros. Pour les personnes peu ou pas qualifiées, ce montant peut être majoré à 800 euros par an, avec un plafond de 8 000 euros.
« Le CPF suit la personne tout au long de sa vie professionnelle », explique Hervé Franceschi. « Même en cas de changement d’employeur ou de période de chômage, les droits acquis restent disponibles. C’est un capital formation qui vous appartient. »
Les droits sont consultables et mobilisables directement sur le site officiel Mon Compte Formation ou via l’application mobile dédiée. La plateforme permet de rechercher des formations, de comparer les offres et de s’inscrire en quelques clics.
À qui s’adresse le CPF ?
Le CPF s’adresse à toute personne âgée d’au moins 16 ans (15 ans pour les apprentis) et ayant travaillé. Sont concernés : les salariés du secteur privé, les demandeurs d’emploi, les travailleurs indépendants, les professions libérales, les conjoints collaborateurs, et même les agents publics depuis 2017.
Les possibilités de financement
Le CPF constitue le socle du financement, et il peut être complété par d’autres dispositifs selon votre situation. Les demandeurs d’emploi peuvent solliciter un abondement de Pôle Emploi si leurs droits CPF sont insuffisants. Les salariés peuvent négocier une participation de leur employeur dans le cadre du plan de développement des compétences.
Certaines régions proposent également des aides complémentaires pour les formations dans des secteurs prioritaires.
Comment mobiliser son CPF ?
La démarche pour mobiliser son CPF est entièrement dématérialisée. Après avoir créé son compte sur moncompteformation.gouv.fr, il suffit de rechercher la formation « Pratiquer l’Equicoaching ». Par exemple,
- Devenir équicoach professionnel, formation des Carnets d’Éveil en Île-de-France.
- Devenir équicoach professionnel, formation des Carnets d’Éveil en Bretagne
Une fois la formation sélectionnée, la demande d’inscription se fait directement en ligne.
« Nous accompagnons nos futurs stagiaires dans cette démarche », précise Hervé Franceschi. « Si vous avez des questions sur le processus, notre équipe est là pour vous guider. L’important, c’est que le financement ne soit pas un frein à votre projet de formation. »
Se former à l’équicoaching avec une certification reconnue au CPF permet d’acquérir une compétence professionnelle et de s’engager dans une démarche qui place l’éthique, le bien-être animal et les valeurs humaines au centre de la pratique. C’est aussi se préparer aux évolutions réglementaires du secteur tout en restant fidèle à l’essence même de cette approche.
La certification RS6638 portée par l’IFIE offre un cadre structurant et reconnu, mais elle s’inscrit dans une vision plus large défendue par Les Carnets d’Éveil depuis leur création : celle d’une relation renouvelée entre l’humain et le cheval, fondée sur l’amour, la joie, la confiance, la sécurité et la bienveillance.
« L’équicoaching nous invite à changer notre regard sur le vivant », conclut Hervé Franceschi. « À travers cette pratique, nous apprenons à écouter, à respecter, à coopérer plutôt qu’à dominer. C’est une transformation profonde qui commence avec le cheval, mais qui rayonne bien au-delà, dans toutes nos relations. »
Devenir équicoach certifié avec Les Carnets d’Éveil, c’est participer à cette réalliance entre l’humain et le vivant et choisir un métier porteur de sens, au service de la transformation individuelle et collective.
Découvrir la formation Devenir équicoach des Carnets d’Éveil.
