Université d’Été des Équicoachs en collaboration avec le SynPAAC – 4 jours dans un cadre immersif en pleine nature du 25 au 28 août 2026.

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De l’édition à l’équicoaching en passant par la médiation par l’animal – avec Juliette Thomas

Rencontre aujourd’hui avec Juliette Thomas, équicoach certifiée et formatrice aux Carnets d’Éveil. Son parcours pourrait sembler atypique : vingt ans dans l’édition de vulgarisation, une reconversion dans la médiation par l’animal, puis la découverte de l’équicoaching. Pourtant, un fil rouge traverse cette trajectoire : la passion de transmettre et de partager.

Installée depuis peu en Bretagne avec ses juments et sa petite équipe de NACs semi-retraités, Juliette accompagne désormais Hervé et Sylvie Franceschi dans le développement des formations équicoaching. Elle nous raconte comment la méthode particulière des Carnets d’Éveil l’a menée vers une reconnexion profonde à elle-même.

Sommaire :
Éditrice dans une maison d’édition, passeuse de connaissances
La médiation par l’animal grâce à sa chienne
Le chambardement intérieur de l’équicoaching
Médiation équine et équicoaching, deux approches complémentaires
L’accueil des futurs stagiaires
Une transformation personnelle profonde

Éditrice dans une maison d’édition, passeuse de connaissances

J.T. : « J’ai habité jusqu’à mes 18 ans en face de la mer. Ça m’a beaucoup marquée dans mon rapport à la nature. Pour boucler la boucle, j’y reviens à 53 ans : je vis désormais  en Bretagne, un projet que je mûrissais depuis une petite dizaine d’années.

Je suis de formation littéraire, au départ. Après le bac, je suis « montée » sur Paris : classe prépa, puis la fac parce que j’ai réalisé que je n’étais pas une bête à concours. Je ne le suis toujours pas d’ailleurs ! Je suis une très grande lectrice et j’ai travaillé pendant très longtemps grâce à mon amour des livres.

Une aventure professionnelle extraordinaire

Pendant 20 ans, j’ai travaillé pour une petite maison d’édition, les Éditions Le Pommier.

Ça a été une aventure professionnelle extraordinaire, à plusieurs titres. D’abord parce que ça a été mon premier vrai poste en tant qu’éditrice, un poste qui m’a permis d’évoluer. La maison appartenait à ses auteurs et à ses éditeurs,  on fonctionnait comme une petite coopérative.

Et aussi parce qu’un des auteurs phares de la maison, c’était Michel Serres. Ça a été un bonheur de travailler avec lui et de le fréquenter. Je pense très souvent à lui, ça fait un moment qu’il a disparu, mais il est toujours dans mes pensées ; lui et sa philosophie m’ont beaucoup apporté…

Permettre de mieux comprendre le monde

Au Pommier, nous publiions des livres de sciences et de philo pour le grand public. Pas des ouvrages pour les spécialistes.

Nous étions entourés de chercheurs de toutes disciplines, capables de transmettre, de vulgariser. Ensemble, nous étions des passeurs de connaissances, pour permettre aux personnes qui n’avaient pas forcément de bagage scientifique d’en acquérir un et, ainsi, de mieux comprendre le monde qui les entoure.

Le Pommier a nourri ma curiosité pendant 20 ans et je suis quelqu’un de très curieux ! Moi qui étais de formation littéraire, je me voyais plutôt travailler en littérature, mais travailler dans la vulgarisation a élargi mon horizon et je chéris cette expérience qui, aujourd’hui encore, nourrit ma façon de penser, de m’intéresser au monde. »

La médiation par l’animal grâce à sa chienne

J.T. : « Vingt ans sans nuages jusqu’à ce  que nous soyons rachetés par un grand groupe et là… j’ai eu l’impression de me transformer en écureuil dans sa roue, qui n’arrive pas à en sortir.  À un moment, j’en suis quand même descendue. Ça a été un deuil à faire, mais c’est fait. Je comprends bien les étapes du deuil de ce point de vue-là.

Concours de circonstances, je me suis formée en relation d’aide parce que j’avais une chienne très empathique (toujours à mes côtés, mais retraitée). Une amie intervenante  en médiation par l’animal avait repéré les qualités d’animal médiateur de Louva. Je lui ai dit : “Si tu veux qu’elle vienne travailler avec toi, il n’y a pas de problème.” Elle m’a répondu : “C’est toi sa référente, donc ça serait bien que tu viennes aussi.”

Et j’ai mis le doigt dans l’engrenage ! Ça m’a plu, donc je suis beaucoup intervenue en tant que bénévole pour son association. Dans la foulée, j’ai décidé de me former puis j’ai monté ma propre association, La Voie de l’animal – avec un « e » car c’est l’animal qui montre le chemin. Je suis intervenue avec de petits animaux (des rongeurs, des lapins, des octodons, des cochons d’Inde), ma chienne, mais aussi avec de plus grands, en l’occurrence mes deux juments.

J’ai assez rapidement travaillé quasiment à temps plein en médiation par l’animal. »

Les médiateurs, ce sont les animaux

J’insiste toujours sur le fait que je suis intervenante en médiation par l’animal et pas médiatrice. Les médiateurs, ce sont les animaux. Les humains sont là pour favoriser l’établissement du lien entre l’animal et la personne. C’est d’ailleurs pour cela qu’en général, on travaille avec le même animal pour un même bénéficiaire

Une fois ce lien établi, on aide la personne à travailler des objectifs en fonction des besoins identifiés chez elle. Je ne suis pas thérapeute mais ma pratique est à visée thérapeutique. On intervient rarement seul : on est accompagné d’un référent de l’équipe médico-sociale de l’établissement, qui connaît bien les bénéficiaires. Moi je connais bien mes animaux et nous croisons nos regards. J’ai ainsi collaboré avec des psychologues, des psychomotriciens, des éducateurs spécialisés. J’ai fait de très belles rencontres, riches d’enseignements.

C’est un métier où notre attention est toujours en éveil : on va être attentif à la fois à l’interaction humain-animal, à l’humain et à l’animal. Il est en effet essentiel de bien connaître à la fois les besoins de l’espèce et les besoins de chaque individu. Il y en a qui vont avoir envie d’être caressés parce qu’ils recherchent le contact, d’autres qui vont être curieux de l’humain, mais qui ne vont pas forcément avoir envie d’être touchés. C’est important de respecter le caractère de chacun. Et cela profite aussi au bénéficiaire, en lui permettant de travailler ses compétences psychosociales. Et bien entendu, le lien tissé n’en est que plus fort…

J’ai eu jusqu’à presque une vingtaine d’animaux. À cette époque-là, mon mari m’a dit : “Je pense qu’on est arrivé au max.” Parce qu’on vit au rythme des animaux. En plus d’être des collaborateurs, ce sont des compagnons de vie. Il faut pouvoir être là pour eux en toutes circonstances.

Emménager en Bretagne avec toute la famille – animaux y compris – , ça a été toute une organisation ! Mais tout le monde a pris ses marques, humains comme non-humains. »

Le chambardement intérieur de l’équicoaching

J.T. : « Ludivine Bonnet et moi sommes collaboratrices depuis longtemps en médiation par l’animal, notamment en médiation équine. On s’est dit que l’équicoaching serait un outil complémentaire à notre pratique. Ça faisait un moment qu’on en discutait ensemble. Nous avons rencontré Hervé et Sylvie lors d’un rendez-vous préliminaire… Il y avait un aspect intelligence émotionnelle et relationnelle qui me plaisait bien. Je me suis dit que j’aimerais bien creuser. C’est quelque chose qui me parlait déjà.

Le choc du premier jour : “Où ai-je atterri ?”

La formation “Devenir équicoach” s’est déroulée au château de Vaugrigneuse : le cadre a ajouté un atout supplémentaire à la formation, qui en avait déjà plein. C’est un lieu magique où étaient hébergées mes juments, avec des gens que je connaissais.

La première semaine, surtout le premier jour – pendant lequel on se retrouve avec le cheval en liberté dans le rond de longe –, je me suis dit : “Où ai-je atterri ?”

Parce que même avec un lieu familier et notre partenaire équin, ça nous fait un chambardement intérieur – dans le bon sens du terme –, qui m’a beaucoup marquée. Et assez rapidement, cela a pris tout son sens.

Une méthode d’une efficacité réjouissante

J’ai trouvé que la méthode était d’une efficacité réjouissante. D’ailleurs, on le voit quand on fait la formation avec les journées-clients.

Les journées -clients, c’est génial parce que les gens arrivent et ne s’attendent pas du tout à ça. Ils se disent juste que ça va être avec des chevaux. Ils ont certes été briefés, mais on leur donne avant tout des informations pratico-pratiques d’organisation – pas comment ça va les transformer. En une journée seulement, ils repartent avec des pépites.

Rien que se retrouver face au cheval en liberté dans le rond de longe et interagir avec lui sans parler, exprimer son intention avec son corps et pas en lui disant “allez, allez, allez”, ça fait bouger plein de choses en nous.

La formation, elle est là pour nous reconnecter à nous. C’est très concret. Pour ce faire, on travaille beaucoup sur le corps. Les deux pieds dans le sable, on s’écoute respirer. Le fait qu’on ne puisse pas parler, qu’on soit dans un silence intérieur  fait qu’on s’écoute vraiment, et qu’on se connecte au moment présent.

Une méthode basée sur la reconnexion au corps

Souvent, quand j’accueille les personnes, je leur parle du mental : “Dans notre société occidentale, on a souvent tendance à être dans le mental ; c’est très solitaire d’être dans le mental. On n’est plus vraiment, ni avec nous-même ni avec les autres… ce qui est quand même un petit peu embêtant.” Il y en a beaucoup à qui ça parle : “Ah oui, moi je suis tout le temps dans le mental, je ne suis jamais dans le moment présent, je suis tout le temps en train de me projeter. Je suis, soit dans le passé, soit dans le futur…”  La formation vous permet de vous retrouver, à l’intérieur de vous comme avec ce/ceux qui vous entouren(nt).

Et j’enchaîne sur le corps : les gens ne sont plus dans leur corps. Le corps, il est investi à l’extérieur, pas à l’intérieur. On valorise beaucoup les capacités cognitives, l’intelligence. Mais l’intelligence, ce n’est pas que ça, loin de là. “OK, je pense, mais je ressens aussi à la fois dans le cœur, dans le ventre.” Ces histoires d’énergie, au départ, ça me paraissait totalement ésotérique ; en fait, c’est une vraie puissance qu’on a en nous et dont, souvent, on ne fait pas usage.

Quand on arrive à savoir respirer, à redescendre en soi et à mettre son intention avec justesse par rapport au cheval – et c’est vraiment physique –, on arrive à communiquer avec lui et à avoir sa collaboration. Parce qu’en fait, on ne fait pas travailler le cheval : c’est le cheval qui nous fait travailler. C’est ça qui est intéressant.

C’est d’ailleurs un changement de paradigme pour certains équitants qui ont l’habitude de considérer le cheval comme un moyen de locomotion sophistiqué. Mine de rien, ça leur fait faire un pas de côté et ça met en branle plein de choses. 

Et bien évidemment tout ce qui se révèle dans le rond de longe est transposable à la vie hors du rond de longe… »

Médiation équine et équicoaching, deux approches complémentaires

J.T. : « La médiation équine et l’équicoaching ont des points communs et des différences marquées.

Des publics différents

Dans les deux, on est dans l’accompagnement, mais le public n’est pas le même.

En médiation équine, on travaille beaucoup dans l’univers du médico-social, avec des publics vulnérables ou fragilisés  : polyhandicap, grand âge, déficience intellectuelle, enfants malmenés dans leur début de vie.

Mes deux publics de cœur sont le polyhandicap et l’enfance malmenée – les pré-ados et les ados qui ont mal démarré dans la vie, et pas de leur fait (pourquoi ça serait de leur fait ?). Quand un enfant est victime de carences affectives, quand il ne reçoit pas l’amour qu’il doit recevoir normalement de ses parents, de son entourage…, il ne peut pas se développer normalement. Il va grandir, physiquement parlant, mais, à l’intérieur de lui, il va rester un bébé qui ne sait pas qu’il a des émotions, qui ne sait pas les vivre, les exprimer,  les réguler, en tirer parti…

L’équicoaching ne s’adresse pas au même public. On va travailler avec des (jeunes et moins jeunes) adultes. Et ceux-ci sont acteurs d’une problématique, ce sont eux qui viennent nous voir en disant “dans ma vie perso ou dans ma vie pro, je sens qu’il me manque ceci ou cela, ou : j’ai cette aptitude, mais j’aimerais bien la travailler davantage ”. Ils sont donc acteurs de la démarche.

Le bien-être animal, une priorité absolue

En médiation équine comme en équicoaching, on est toujours garant du bien-être de nos animaux. Et bien entendu pas qu’en séance : dans la vie de tous les jours.

C’est pour cela qu’en médiation par l’animal, mon équipe était conséquente : il fallait qu’à un moment, ils puissent se reposer. Plusieurs équipes se relayaient au fil des séances.

Le cheval : un partenaire, pas un outil

En équicoaching comme en médiation équine, le cheval  joue un rôle majeur. Dans la méthode des Carnets d’éveil, le cheval est comme un second coach. Les équicoachs, nous intervenons en binôme avec lui, mais c’est lui qui est dans la relation avec la personne. C’est lui le mentor. Le cheval n’est pas un outil.

Voilà qui devrait aussi s’appliquer au monde du cheval et plus généralement à la relation que nous avons avec les animaux. On voit des gens qui sont dans la consommation avec les petits animaux – parfois avec les gros aussi d’ailleurs : souvent dans des rapports de domination, en particulier avec des animaux puissants comme le sont les chevaux.

Moi c’est simple, jai deux cerveaux depuis que je suis toute petite : un cerveau normal et un cerveau cheval. Je respire et je vis cheval ! Et j’essaie de penser cheval pour être au plus près de leurs besoins.

Le temps court ou le temps long

L’équicoaching, on est sur du court / moyen terme plutôt que sur du long terme. Alors que pour la médiation par l’animal, il y a des établissements dans lesquels je suis intervenue toutes les semaines sur plusieurs années.

Quand la personne vient nous voir en équicoaching, on va travailler sur une problématique. On commence par faire une anamnèse pour être bien sûr que la problématique avancée n’est pas l’arbre qui cache la forêt, pour être bien sûr que c’est vraiment sur cela que la personne a besoin de travailler. Et puis on va mettre en place un certain nombre de séances pour l’aider à déployer ses compétences sur cette problématique. On va beaucoup travailler sur l’intelligence émotionnelle et relationnelle, et sur le corps. Et ça, c’est quelque chose qui surprend beaucoup les gens, car ils ne sont plus dans leur corps (notre société occidentale privilégie le mental et nous coupe de ce corps qui a tant à nous offrir pour percevoir le monde et les autres). La reconnexion au corps grâce à la méthode des Carnets d’Éveil est puissante ; couplée à la (re)découverte de l’intelligence émotionnelle et relationnelle – elle est un des atouts de la méthode – facteur de déblocage et de connaissance de soi et des autres bluffant !

Équi-coaching

Je ne suis pas passée par la case coach. C’est pourquoi, j’ai été très heureuse d’avoir les deux journées “Les fondamentaux de coaching” de la formation “Devenir équicoach”, comme les séances de Flash coaching pour s’entrainer avec des clients – que j’ai refaites quand je suis retournée en formation, cette fois en mode « master », pour devenir formatrice. C’était génial parce que le contenu avait encore évolué, j’en ai vraiment fait mon miel.

Dans l’équicoaching, il ne faut pas oublier que ça se passe avec le cheval : c’est lui qui est coach. Ce n’est pas du coaching pur et dur. Pour autant,  certaines méthodes sont très utiles, notamment avant que la personne rentre dans le rond de longe avec le cheval : pour réussir à bien déterminer les problématiques.

La posture de coach, c’est être le premier fan de son client, positiver dans ses débriefs, et l’amener, par une écoute active et la reformulation, à s’exprimer et ce faisant à se reconnaître (et parfois se trouver!). C’est être capable de pointer des choses, mais jamais de lui dire “c’est ça, c’est ça ou c’est ça”.

L’accueil des futurs stagiaires

J.T. : « Ma mission aux Carnets d’Éveil, c’est aussi d’accueillir les personnes qui sont intéressées par la formation : m’entretenir avec elles pour voir si, effectivement, leurs besoins coïncident avec ce que nous apportons dans notre formation et sélectionner les candidats aux sessions.

En général, quand je prends quelqu’un au téléphone et que la personne est vraiment intéressée par la formation, l’entretien dure presque une heure (45 minutes globalement), le temps de bien faire connaissance, de balayer parfois des idées reçues sur ce qu’est (et n’est pas) l’équicoaching, de réfléchir ensemble à sa future pratique et de voir comment la méthode bien spécifique des Carnets d’éveil résonne avec ce projet. Qui est souvent autant un projet professionnel qu’un projet de vie.

Ce que j’aime, c’est le contact humain, les parcours, le fait de partager ce bout de chemin lors de l’entretien, et sentir qu’il peut y avoir vraiment quelque chose qui va être en harmonie avec ce que nous proposons. Se dire que ces personnes-là, si elles viennent faire leur formation aux Carnets d’Éveil, ça va être que du bonheur, pour nous comme pour elles.

Ces discussions sur des visions de la vie (lors de l’entretien préliminaire comme en formation), c’est vraiment intéressant : on n’est pas là pour réfléchir à leur vision de la vie, plutôt  pour les aider à élargir leur vision. Leur permettre de se rendre compte que leur vision possède peut-être plus de couleurs que ce qu’ils pensent. »

Une transformation personnelle profonde

J.T. : « Personnellement, il y a un avant et un après la formation des Carnets d’éveil : moi qui suis une bonne « mentaleuse » j’ai cessé d’accorder au mental trop d’importance, je me suis recentrée.

C’est quelque chose que je savais. J’ai une longue habitude de réfléchir sur moi-même et d’essayer d’enchaîner sur du concret. Souvent je me disais : “ Arrête Juliette !”, mais ça n’était pas suivi d’effet. L’équicoaching, ça m’a donné les bases pour le mettre en pratique. Là, je me suis dit : “Ah, c’est vraiment efficace par rapport à ce que je fais d’habitude…”  Ça m’a apporté une vraie sérénité. Et avec la sérénité, plus d’assurance, plus de mise à distance de ce qui n’est pas important, plus de recentrage.

Ça m’a  permis de travailler ce qu’on appelle la « congruence » : je suis vraiment alignée entre ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais. J’ai souvent des petits vélos dans la tête, mais là, ils ont arrêté de tourner dans le vide.

Un ancrage en harmonie avec le vivant

C’est vraiment ancrage, recentrage, harmonie avec le vivant. J’étais déjà dans cette dynamique, mais ça l’a renforcée.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si nous avons emménagé près d’un espace naturel protégé : une lande où on a laissé la nature se redévelopper. Mon bureau donne directement dessus, de ma fenêtre j’observe, je l’ouvre pour écouter les oiseaux. Le corps, le sensoriel, ce sont  de vrais cadeaux, redécouverts en formation.

Le cheval nous reconnecte à l’instant présent

Le rôle de l’équicoach, c’est d’accompagner, pas de suggérer. C’est ça qui est intéressant. C’est une vraie maïeutique. Je ne me prends pas du tout pour Socrate, mais voir la personne découvrir ou redécouvrir ce qu’il y a en elle, c’est un vrai cadeau pour l’équicoach. C’est toujours du partage.

Dans le rond de longe, le cheval est à la fois un cheval, avec 400-500 kilos d’émotion, de sensibilité, et, comme le dit Hervé, il est l’archétype de la personne avec laquelle tu entres en relation. Il illustre pour toi comment toi, tu es en relation d’abord avec toi-même et avec les autres.

Le cheval, c’est fou – et c’est là où c’est très puissant–, il est dans l’instant présent, forcément. Quand tu es dans ta tête, tu n’es plus là, dans l’instant présent : tu es en train de te dire “et si je fais ça” ou “attends, j’avais fait ça la dernière fois, ça a marché”. Et donc il te reconnecte. Cette connexion à l’instant présent est extraordinairement puissante : face à lui, tu es là, pleinement là.

Quand le cheval propose, c’est toujours ce qu’il convient d’évoquer. Sa réaction, aussi infime soit-elle – changement dans sa respiration, son regard, un déplacement –, c’est souvent ce qu’il convient d’évoquer, parce que c’est le client qui le fait face au cheval. C’est l’effet-miroir. La relation avec le cheval est subtile, sa sensibilité va au-delà de ce qu’on peut imaginer. Il a cette capacité de nous révéler à nous-mêmes. »

Se reconnecter à son corps, à l’instant présent, comprendre nos relations à nous-mêmes et aux autres, saisir où est l’essentiel, c’est ce que nous vous proposons avec l’équicoaching.Vous aussi, vous vous intéressez à l’accompagnement et à l’équicoaching ? La formation des Carnets d’Éveil vous attend pour découvrir comment les chevaux peuvent révéler le meilleur de vous-même et de ceux que vous accompagnerez. Découvrez notre formation Devenir équicoach ou contactez Juliette ou l’équipe des Carnets d’Éveil pour échanger sur votre projet.

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