Aurélie Gypteau a grandi avec les chevaux. À 12 ans, elle voulait en faire son métier. La vie l’a d’abord emmenée ailleurs. Puis les chevaux sont revenus au galop. Elle a passé ses diplômes, ouvert sa structure en Sarthe et bâti, en treize ans, quelque chose de solide. Enseignante d’équitation et formatrice, elle avait pourtant le sentiment que quelque chose lui échappait. Elle voyait les blocages de ses cavaliers, mais n’avait pas les outils pour les accompagner. Jusqu’au jour où elle est tombée sur une publication Facebook des Carnets d’Éveil. Aujourd’hui, Aurélie est équicoach. Et elle intervient aussi au sein des Carnets d’Éveil, comme formatrice et coanimatrice des constellations Centaures. Elle nous raconte son chemin.
Sommaire :
Une vie construite autour du cheval
La découverte de l’équicoaching avec les Carnets d’Éveil
La transformation d’Aurélie par la formation Devenir équicoach
Ce qu’Aurélie apprécie aux Carnets d’Éveil
La double casquette d’Aurélie au cœur des Carnets d’Éveil
Une vie construite autour du cheval
Du commerce aux chevaux
A.G. : « Je suis Aurélie, équicoach. Mais avant d’être équicoach, en tout premier, je travaillais dans le commerce. Je vendais des cheminées et des poêles à bois. J’ai la passion du cheval depuis que j’ai douze ans, je voulais faire un métier dans le cheval, être garde à cheval. Mais à cette époque-là, il y avait une question de taille et, avec mon mètre cinquante-huit, je ne passais pas. Donc, il a fallu que je fasse une petite reconversion.
Les chevaux sont revenus au galop
Vers l’âge de 25-30 ans, les chevaux sont revenus au galop dans ma tête et je voulais absolument travailler avec eux. La partie commerciale m’allait bien, mais j’étais arrivée au bout. Je voulais vraiment changer de métier. J’ai passé mes diplômes, dont le diplôme d’accompagnateur de tourisme équestre, et j’ai commencé les premières formations en 2008. Je me suis installée en 2013 dans une petite commune qui s’appelle Courcemont, dans la Sarthe, au fin fond de la campagne. Je me suis dit : bon, ça ne va pas être évident, je suis assez loin des grandes villes. Mais petit à petit, l’entreprise a avancé. J’ai commencé avec trois chevaux et deux poneys. Maintenant j’en ai vingt-quatre. J’ai commencé avec un tout petit bout de terrain, un tout petit abri et maintenant, j’ai un grand club house, un manège, une carrière, une salle de formation, une salle de sport. Tout ça en treize ans.
Une enseignante un peu différente
Je suis enseignante d’équitation et le plus haut diplôme que j’ai eu, c’est guide de tourisme équestre, c’est-à-dire formatrice des accompagnateurs de tourisme équestre. Et dans cet enseignement, je ne m’arrêtais pas qu’à la partie technique équestre. J’étais toujours en train de faire référence au comportement du cavalier, à ses émotions, être à l’écoute. Je savais bien qu’il y avait un petit truc en plus, mais je n’arrivais pas à l’identifier. Jusqu’au jour où je suis tombée sur cette publication Facebook des Carnets d’Éveil. »
La découverte de l’équicoaching avec les Carnets d’Éveil
A.G. : « Par rapport à mon métier d’enseignante, la technique équestre, je la maîtrisais. Mais j’avais identifié des blocages chez les cavaliers, des blocages émotionnels, des blocages liés à des traumas, comme une chute, de la peur, le regard des parents. Plein de choses comme ça. J’essayais de les gérer à mon niveau avec les connaissances que j’avais, mais je n’avais pas forcément la bonne technique. Ce que je cherchais, c’était de savoir gérer cette partie que j’avais identifiée, mais que je n’arrivais pas à gérer dans son entièreté parce que je n’avais pas les bons outils. C’est là qu’on m’a parlé d’équicoaching.
Le site des Carnets d’Éveil a résonné avec sa façon d’enseigner
L’équicoaching, on m’en parlait beaucoup et je me demandais ce que c’était. J’avais regardé et j’étais tombée sur différentes écoles qui ne m’ont pas inspirée du tout. Et puis, un jour, je suis tombée sur une publication. Quand j’ai vu les Carnets d’Éveil, “éveil”, ça m’a éveillé. Je me suis dit : tiens, c’est curieux ça. J’ai été voir, c’est comme ça que je suis arrivée sur le site des Carnets d’Éveil. J’ai commencé à imprimer et à lire tout le site internet.
Il y avait beaucoup de choses dans ce site qui résonnaient avec ma façon d’enseigner, ma façon de faire. Alors j’ai appelé, j’ai eu ce premier rendez-vous avec Hervé. Il m’avait un petit peu impressionnée au départ. Et puis ensuite, c’était parti. Tout s’est bien ficelé, le financement, les dates. Tout était fluide et évident.
Une conviction qui dépasse l’équitation
Et pour moi, la formation que j’ai faite avec les Carnets d’Éveil, ça devrait être obligatoire dans la formation de l’enseignant. Parce qu’aujourd’hui, le bilan que je fais, c’est que oui, les enseignants ont la partie technique équestre. Mais ils sont en interaction avec deux êtres vivants : l’humain et le cheval. Et le cheval, c’est un être vivant qui vit des émotions à travers celles que l’humain peut dégager. Si cette approche était insérée directement dans le tronc commun de la formation BP enseignant d’équitation, on aurait peut-être moins de dégâts. Et ça ne vaut pas que pour les enseignants d’équitation, mais aussi pour tous les enseignants et tous les formateurs. Il y a du travail ! »
La transformation d’Aurélie par la formation Devenir équicoach
A.G. : « Il y a l’Aurélie d’avant et la nouvelle Aurélie. Avant, je n’aurais pas eu le courage de faire cet entretien. Quand je faisais des visios, généralement, je n’allumais pas la caméra. Si je pouvais éviter de prendre la parole, j’évitais. J’étais plutôt discrète dans un coin, en mode sentinelle : on va voir comment ça se passe et tout de suite repérer les issues de secours au cas où. Pas très sociable, vite sur la défensive. Et les critiques, pour moi, dès qu’il y avait un truc qui n’allait pas, c’était forcément de ma faute. C’était vraiment très négatif.
Une formation qui secoue et révélatrice de vérité
Pendant la formation d’équicoaching, oui, ça secoue. On se prend des claques, pas des vraies claques, mais ça secoue un petit peu beaucoup. Il y a des périodes de remise en question. Et en même temps, c’est révélateur de vérité : voilà qui tu es, ce que tu peux vraiment faire. Il y a eu beaucoup de transformations.
Et puis, cette formation, c’est un investissement personnel, c’est un engagement. Les Carnets d’Éveil, ce n’est pas des magiciens : d’un coup de baguette magique, hop, vous êtes transformé ! Non. Il faut vraiment prendre les choses à cœur, vouloir changer ses habitudes, changer sa façon de voir les choses, accepter ce qu’on vous dit.
Maintenant elle est plus sereine
Après, c’est un entretien tous les jours, un travail régulier. Ce n’est pas : t’as fait la formation d’équicoaching, hop, c’est bon, c’est parti. Après, c’est garder certains petits rituels. Moi, pour cette formation, j’ai tout écrit : mes émotions du matin, le soir, comment je rentrais. Et parfois, quand j’ai un petit coup de moins bien, hop, je retourne dans ce livret et je vois d’où je suis partie. Je me dis : “Bon, depuis quatre ans, tout ce que j’ai fait, c’est bien !” Maintenant, je suis beaucoup plus sereine. La joie de vivre, pareil. Plus d’assurance en général. Et puis ça m’a redonné envie de continuer mon métier, de continuer ma mission, d’accepter les changements qui se proposent à moi, avec légèreté. »
Ce qu’Aurélie apprécie aux Carnets d’Éveil
Se sentir entendu et considéré
A.G. : « Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cette formation, c’est l’écoute. Se sentir entendu et se sentir considéré. Ça, c’est le principal, une des choses les plus marquantes pour moi. Parce que j’avais vu des écoles où ça me paraissait trop lisse, trop maniéré : pour moi, ce n’était pas assez “véritable”. D’autres formations où on balance un enseignement sans savoir derrière ce que ça va faire. Et là, il y avait tout cet apport d’écoute, de partage, des personnes disponibles, avec qui on peut parler.
L’équilibre entre douceur et exigence
Ensuite, ce que j’ai apprécié, c’est l’équilibre entre te bouger les fesses – véritablement – et le faire tout en douceur. C’est cet équilibre-là : on vient titiller, mais gentiment, doucement. Et ça a quand même son efficacité derrière. Ce n’est pas du tout “gnan gnan”, ce n’est pas non plus balancer quelque chose sans filet. C’est vraiment cet entre-deux, bienveillant et exigeant à la fois, qui fait que ça fonctionne.
Et si vous vous posez la question de quelle école choisir pour devenir équicoach, je pense que ça se ressent à la lecture du site, ça se ressent dans les échanges. Les valeurs des Carnets d’Éveil, elles ressortent naturellement. Ce n’est pas quelque chose qu’on vous annonce, c’est quelque chose que vous vivez. »
La double casquette d’Aurélie au cœur des Carnets d’Éveil
Formatrice sur le comportement des chevaux
A.G. : « Aujourd’hui, j’interviens au sein des Carnets d’Éveil dans la formation Devenir équicoach sur toute la partie comportement du cheval et sécurité. Parce que dans la formation, on travaille avec des chevaux et toutes les personnes qui arrivent en formation n’ont pas forcément un bagage équestre. J’interviens pour leur donner les bases : comprendre le cheval, lire le cheval, savoir ce qu’il exprime, comment il réagit, quelles sont ses zones de confort, ses zones d’inconfort. Et surtout, comment rester en sécurité avec lui. C’est fondamental. On ne peut pas accompagner quelqu’un avec un cheval si on ne comprend pas ce que le cheval dit.
Coanimatrice des constellations Centaures
Je coanime aussi les Constellations Centaures avec Sylvie Hardy-Franceschi. Les Constellations Systémiques d’Organisation Centaures, c’est une approche qui mêle les Constellations familiales et le cheval. Le cheval vient jouer un rôle dans la constellation : il représente quelque chose, quelqu’un ou une émotion. Et ce qu’il fait, comment il se positionne, comment il réagit, ça donne des informations très précises sur ce qui se passe pour la personne. Moi, j’apporte la lecture du cheval (ce qu’il exprime, ce qu’il dit) et Sylvie apporte la lecture humaine. C’est vraiment complémentaire.
Des moments qui restent
Pendant la formation Centaures, c’était la première fois que j’étais moi-même constellée. J’avais toujours animé pour les autres, mais je ne l’avais jamais fait pour moi. Je suis rentrée avec mon sujet : les tâches administratives qui m’agaçaient, que je n’arrivais pas à bloquer dans mon agenda. Dès que je suis entrée avec les chevaux, qui étaient calmes avant, l’un d’eux, celui qui représentait mes tâches administratives, s’est mis à courir autour de moi, à attaquer les autres, à faire le bordel. Plus je m’agaçais, plus il s’énervait. Ça montait crescendo. Sylvie est intervenue en me disant : Aurélie, là, il faut que tu te poses. J’ai pris la décision de faire stop. Et immédiatement, le cheval s’est posé. Quand j’ai vraiment ouvert les yeux sur la situation, les trois chevaux s’étaient calmés. Il n’y a pas plus parlant.
Et puis, une autre fois, c’était avec Josette. Josette, c’est une chanteuse. Elle avait peur des chevaux. Elle m’avait demandé de l’accompagner dans le paddock. On était toutes les deux au milieu, elle me serrait la main à me la broyer. Les chevaux ont commencé à tourner autour de nous au galop, de plus en plus fort. Plus ils galopaient, plus elle paniquait. C’était un tourbillon. Et puis la pluie s’est mise à tomber. Comme Josette ne voulait pas se mouiller, on est sorties du paddock. Sous les arbres, en retrouvant du calme, elle a dit : j’ai envie de chanter. Et les chevaux se sont rangés devant elle, tête basse, oreilles tranquilles. Ils écoutaient Josette chanter. Sa Constellation, c’était justement sa peur de se présenter devant un public. Les chevaux le savaient avant elle. »
Et si c’était votre tour ?
Le parcours d’Aurélie l’a menée de formatrice équestre à l’équicoaching parce qu’elle sentait qu’il lui manquait quelque chose, des outils pour aller là où la technique équestre ne suffit plus.
La transformation qu’elle a vécue, le travail sur soi, les chevaux qui lisent ce qu’on ne dit pas, ce n’est pas de la théorie. C’est ce qu’elle vit au quotidien, dans son manège de la Sarthe et aux côtés des Carnets d’Éveil. Et c’est ce que vous pouvez expérimenter à votre tour.
Si vous travaillez avec les chevaux et que vous voulez aller plus loin dans l’accompagnement des personnes, comme Aurélie, peut-être que c’est le moment de pousser la porte. Les Carnets d’Éveil sont là pour vous.
Découvrez notre formation Devenir équicoach ou contactez l’équipe des Carnets d’Éveil pour échanger sur votre projet.
