Comment être inspirant ?

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Comment être inspirant ?

Un ami proche m’a demandé récemment de faire une allocution devant ses équipes pour les inspirer.

Je me suis posé tout d’abord la question de ce que c’était qu’être inspirant. L’évidence fut de me dire que pour être inspirant il fallait que je sois inspiré. Par qui ? Par quoi ? Pour quoi ? Une série de questions s’ensuivirent: par mes héros, par mes passions, par les expériences vécues seul ou en groupe?

Puis, je me suis posé un second type de questions : Ai-je rêvé d’être inspirant pour le devenir ou est-ce venu comme cela ? A partir de quel moment peut-on dire que l’on est inspirant ?

Les personnes qui m’inspirent ont souvent une qualité en commun,  c’est l’humilité ou bien la générosité. Doit-on être humble ou généreux pour être inspirant ?

Pour ma part, je pense que transmettre une idée, un concept, une envie, sans générosité diminue l’impact de ce qui est dit. Et que le manque d’humilité diminue la puissance de ce qui est dit. Dès lors que vous transmettez votre essence, autrement dit, lorsque vous parlez de ce qui vous est cher, de ce qui vous est propre, l’authenticité est de rigueur, accompagnée de la générosité et de l’humilité. Là, vraiment, vous avez de fortes chances d’être inspiré par votre propos et en conséquence, d’inspirer votre auditoire.

Il m’apparaît nécessaire maintenant de rajouter une pincée d’assertivité pour oser être soi et s’assumer devant les autres.

Pour vous aider à prendre du recul sur votre assertivité et la valeur de votre propos :

“Je viens vous voir, maître, parce que j’ai l’impression d’avoir si peu d’importance que cela m’ôte toute envie de faire quoi que ce soit. Tout le monde dit que je suis un bon à rien, que je suis maladroit et stupide. Comment puis-je m’améliorer ? Comment m’y prendre pour être mieux considéré ? 

Le maître, sans le regarder, lui dit :

– Je suis vraiment désolé, mon garçon. Je ne peux t’aider, car je dois d’abord résoudre un problème personnel. Peut-être, plus tard….

Et, faisant une pause, il ajouta :

– Si tu voulais m’aider, toi, je résoudrais ce problème plus vite, et, ensuite, peut-être pourrais-je te venir en aide.

– Euh….j’en serai ravi, maître, bredouilla le jeune homme en ayant de nouveau le sentiment qu’on ne lui accordait que peu d’importance et qu’on remettait ses besoins à plus tard.

– Bien, poursuivit le maître. 

Il retira une bague qu’il portait au petit doigt de la main gauche et, la donnant au jeune homme, il ajouta :

– Prends le cheval qui est dehors et va jusqu’au marché. Je dois vendre cette bague pour rembourser une dette. Il te faut en obtenir la plus grosse somme possible et, de toute façon, pas moins d’une pièce d’or. Va-t’en et reviens avec cette pièce aussi vite que tu pourras. 

Le garçon prit la bague et s’en fut. Aussitôt arrivé sur le marché, il se mit en devoir de la proposer aux marchands ; ceux-ci la regardaient avec intérêt, jusqu’à ce qu’il annonce le prix qu’il en demandait.

Dès qu’il mentionnait la pièce d’or, certains ricanaient, d’autres détournaient la tête; seul un vieillard fut assez aimable pour prendre la peine de lui expliquer qu’une pièce d’or était bien trop précieuse pour l’échanger contre une bague. Désirant lui venir en aide, quelqu’un lui offrit une pièce d’argent et un récipient en cuivre, mais le garçon avait des ordres : ne pouvant accepter moins d’une pièce d’or, il rejeta l’offre.

Après avoir proposé le bijoux à toutes les personnes qu’il croisa sur le marché – au moins une centaine – abattu par son échec, il enfourcha son cheval et rentra. Comme il aurait aimé avoir une pièce d’or à donner au maître pour le soulager de ses soucis et recevoir son conseil ainsi que son aide ! Il revint chez celui-ci. 

– Maître, dit-il, je regrette. Il est impossible d’obtenir ce que tu demandes. Peut-être aurais-je pu échanger la bague contre deux ou trois pièces d’argent, mais je ne crois pouvoir tromper personne sur sa valeur véritable.

– Tu viens de dire une chose très importante, mon jeune ami, répondit le maître en souriant. Il nous faut d’abord connaître la véritable valeur de cette bague. Reprends ton cheval et rends-toi chez le bijoutier. Qui mieux que lui peut l’estimer ? Dis-lui que tu voudrais la vendre et demande-lui combien il t’en donnerait. Mais quoi qu’il te propose, ne la lui vends pas. Reviens ici avec ma bague.

Le jeune homme reprit sa chevauchée. 

Le bijoutier examina la bague à la lumière d’une lampe à huile, il la regarda avec sa loupe, la soupesa et finit par dire : 

– Mon garçon, dis au maître que, s’il veut vendre sa bague tout de suite, je ne peux lui en donner plus de cinquante-huit pièces d’or.

– Cinquante-huit pièces !  S’exclama le jeune homme.

– Oui, répliqua le bijoutier. Je sais qu’avec du temps on pourrait en obtenir plus de soixante-dix, mais si la vente est pressée…

Tout ému, le garçon courut chez le maître pour lui raconter l’histoire.

– Assieds-toi, dit celui-ci après l’avoir écouté. Tu es comme cette bague : un bijoux précieux, unique. En tant que tel, seul peut t’estimer un véritable expert. Pourquoi exiger du premier venu qu’il découvre ta vraie valeur ? 

Et, disant cela, il remit la bague au petit doigt de sa main gauche.”

2018-07-05T14:14:37+00:00

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