Ole Bull, le violoniste norvégien du siècle dernier, avait étudié avec de bons professeurs, mais pas d’excellents professeurs.

À l’âge de quatre ou cinq ans, il pouvait jouer sur le violon toutes les chansons qu’il avait entendues chantées par sa mère. À neuf ans, il jouait premier violon dans l’orchestre du théâtre de Bergen et a été soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Bergen. Il était si doué qu’il décrocha, à 25 ans, une tournée européenne.

Arrivé à Milan, un critique écrivit, après avoir assisté à son concert : “C’est un musicien qui manque encore de formation. Certes, c’est un diamant, mais pour l’instant il n’est ni taillé ni poli.”

Lisant cette critique, il accusa le coup. Puis il se leva, se rendit au siège du journal, et demanda à parler au journaliste. C’était un musicologue de 70 ans, qui savait de quoi il parlait.

Ole Bull écouta dans le détail tout ce que cet homme avait à dire sur son jeu, sur ses erreurs, sur ce qu’il pouvait encore améliorer.

Le lendemain, il annula le reste de sa tournée, retourna chez lui, changea de professeurs, et travailla son jeu pendant 6 mois.

Il reprit ensuite les concerts et connut un succès sans précédent, toute sa vie.

Nous pouvons prendre les critiques, si elles sont fondées, comme des atteintes à notre image ou comme des incitations à changer, à progresser, à persévérer jusqu’à l’excellence… ou aussi bien décider qu’elles ne sont pas fondées et ne pas en tenir compte.

Osons donner du feedback pour apprendre, osons nourrir, enrichir l’autre en lui permettant d’entendre ce que nous avons particulièrement apprécié et ce qui reste à améliorer.

J’ai décidé d’apprendre toute ma vie et j’ai besoin de vous pour cela.

Merci pour vos feedbacks bienveillants !

Hervé Franceschi.